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 L'Église et la Papauté de 1180 à 1230

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Esclarmonde
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MessageSujet: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Ven 8 Fév - 8:54

L'Église au Moyen Âge avait une place prépondérante dans la vie quotidienne de tout un chacun, même au sein de la royauté.
Des hommes de grande envergure, tels des papes, des évêques, des représentants d'ordres religieux se sont succédés durant les années 1180 à 1230.
Je vais donc essayer de faire une synthèse de ces hommes d'église, dont les noms ont marqué l'histoire de notre pays au cours de cette période.

Guillaume III d'Auvergne
1180 - 1249
Évêque et théologien

Né à Aurillac vers 1180, Guillaume d'Auvergne – quelque fois appelé Guillaume de Paris - fut d'abord chanoine de Notre-Dame de Paris en 1223 et professeur de théologie en 1225. Le pape Honorius III lui confia plusieurs importantes missions.

À la mort de l'évêque Barthélémy de Paris, en 1227, Guillaume protesta contre l'élection, qu'il juge anti-canonique, de son successeur et fait appel au Saint-Siège. Le pape Grégoire IX casse l'élection, se réservant le droit de désigner lui-même le nouvel évêque de Paris. Il désigne alors Guillaume d'Auvergne, le 10 Avril 1228, et le sacre évêque lui-même. Guillaume d'Auvergne était alors docteur en Sorbonne.

Dans les premières années de son épiscopat, Guillaume d'Auvergne dut gérer de nombreux conflits avec les maîtres de l'Université, les chanoines et les officiers du roi. Néanmoins, dans la lutte de l'Université contre les Dominicains et les Franciscains, il prit parti pour ses adversaires.
Plus tard, totalement en accord avec Saint Louis, il gouverna pieusement son diocèse, confia la direction spirituelle du monastère de Port-Royal à Saint Thibault de Marly et protégea toute sa vie les Ordres mendiants.
On fait honneur à son épiscopat d'un grand nombre de fondations pieuses, parmi lesquelles celle de la maison des Filles-Dieu, pour les femmes repentantes.

Il meurt à Paris le 30 Mars 1249.

Comme philosophe, il était l'adversaire d'Aristote et il adopta plusieurs conceptions platoniciennes empruntées aux philosophes arabes. On dit qu'il fut le premier en Europe qui fit usage des livres attribués à Hermès Trismégiste. Son principal ouvrage est un traité De Universo, où il aborde à peu près toutes les questions de métaphysique, mais aussi certaines questions de physique (les marées). Il s'est attaché surtout à démontrer, contre Aristote, que la matière ne saurait être éternelle. Il a aussi soigneusement étudié les questions relatives au libre arbitre de l'humain.

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Dernière édition par le Lun 11 Fév - 10:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:31

ALEXANDRE III

Élu pape sous le nom d'Alexandre III en 1159, « Ex ansere custode » dans la prophétie de Saint Malachie, Orlando Bandinelli est né vers 1105 à Sienne et décédé le 3 août 1181 à Civita Castellana.

Après des études de droit canonique à l'université de Bologne, il enseigna ensuite cette matière d'abord à Bologne, puis à Pise. Il composa la Stroma ou Summa Magistri Rolandi, l'un des premiers commentaires du Décret de Gratien.

En octobre 1150, le pape Eugène III le nomma cardinal, diacre de saints Côme et Damien ; ensuite il devint cardinal-prêtre de Saint Marc. C'est probablement à cette période qu'il composa ses Sentences, basées sur l'Introductio ad theologiam de Pierre Abélard. En 1153, il devint chancelier de l'Église, et fut le meneur des cardinaux opposés à l'empereur Frédéric Barberousse, élu en 1152, qui voulait étendre son pouvoir sur l'Italie.

Le 7 septembre 1159, il fut élu comme successeur du pape Adrien IV ; cependant, une minorité de cardinaux, pro-germaniques, élit le cardinal prêtre Octavien, qui prit, comme antipape, le nom de Victor IV. Ce dernier (comme ses successeurs Pascal III (1164-1168) et Calixte III (1168-1178) reçut le soutien de l'empereur. Celui-ci réunit alors un concile à Pavie, qui reconnut Victor IV, mais les grands États catholiques (France, Angleterre, Sicile, et royaumes ibériques) reconnurent Alexandre III comme seul pape légitime. En 1160, Alexandre III excommunia Barberousse.

Ce fut la guerre. Alexandre III dut se réfugier à Sens en France de 1162 jusqu'au 23 novembre 1165. À cette date, il retourna à Rome, mais il dut à nouveau fuir sous la pression de l'empereur venu en 1166 à Rome se faire couronner par l'antipape Pascal III. Il se réfugia à partir de 1167, surtout, à Gaète, Bénévent, Anagni et Venise et trouva des appuis dans le nord de l'Italie. Les cités lombardes s’unirent et formèrent la Ligue lombarde, qui infligea à Barberousse une sévère défaite à Legnano. L'empereur céda et reconnut Alexandre III comme pape au traité de Venise en 1177, et le 12 mars 1178 Alexandre III rentra à nouveau à Rome

En mars 1179, Alexandre III réunit le IIIe concile du Latran, une réunion brillante reconnue par l'Église romaine comme le onzième concile œcuménique ; il réussit à faire adopter plusieurs de ses propositions pour améliorer l'état de l'Église, dont la règle, encore en vigueur, de la majorité des deux tiers pour l'élection d'un nouveau pape.

Ce synode marqua l'apogée du pouvoir d'Alexandre III. En plus d'avoir fait céder Barberousse, il a humilié Henri II d'Angleterre dans sa confrontation avec Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, il a confirmé le droit d'Alphonse Ier du Portugal à la couronne, et, fugitif, il a joui de la faveur et de la protection de Louis VII de France. Néanmoins peu de temps après la fin du synode, la république romaine força Alexandre III à quitter la ville où il ne revint jamais. Le 29 septembre 1179, quelques nobles mirent en place l'antipape Innocent III. Utilisant judicieusement le pouvoir de la finance, Alexandre III revint au pouvoir. En 1181, il excommunia Guillaume Ier d'Écosse et jeta l'interdit sur le royaume d'Écosse.

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:33

LUCIUS III

Lucius III (Ubaldo Allucingoli), né à Lucques. « Lux in Ostio » dans la prophétie de Saint Malachie. Evêque d'Ostie, Cardinal, puis pape du 1er septembre 1181 au 25 novembre 1185. C'est le 171e pape. En 1181, il confirme les droits de Pise sur la Corse.

Il est mort à Vérone en 1185.

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:33

URBAIN III

Urbain III (Uberto Crivelli), né à Milan vers 1120 a été Pape de 1185 (élu le 25 novembre 1185 le jour de la mort de Lucius III sont prédécesseur et consacré le 1er décembre 1185) à 1187 (+ 20 octobre 1187). « Sus in cribro » dans la prophétie de Saint Malachie. Il lutta contre Frédéric Barberousse et, selon la légende, mourut de douleur quand les Sarrasins occupérent Jérusalem.

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:34

GRÉGOIRE VIII

Grégoire VIII (Alberto di Mora) est un prélat italien qui naquit à Bénévent et devint cardinal de Saint-Laurent en Lucina, pape du 21 octobre 1187 au 17 décembre 1187, date de sa mort. Il est appelé « Ensis Laurentii » dans la prophétie de Saint Malachie.

Avant de devenir pape, il fut chanoine régulier de l'abbaye Saint-Martin de Laon. En 1187, il leva l'excommunication du roi Henri II d'Angleterre qui avait fait assassiner Thomas Becket.

Il émit peu de temps après son accession à la papauté la bulle Audita tremendi qui appelait à la troisième croisade contre les musulmans menés par Saladin, qui venait de conquérir Jérusalem. Il mourut avant de voir le début de celle-ci.

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:36

CLÉMENT III

Clément III (Paolo Scolari) (Rome, ? - Rome, 27 mars 1191) fut élu pape à Pise le 19 décembre 1187. Avant son élection au pontificat, il était cardinal évêque de Palestrine.

Il parvient peu après son élection à calmer les tensions entre l'Église et la population de Rome en permettant aux citoyens romains d'élire eux-même leurs magistrats (tandis que le pape garde le pouvoir de choisir le gouverneur de la ville). Il a fait bâtir le monastère de Saint-Laurent-hors-les-murs, et restaurer le palais du Latran.

Il a organisé le regroupement des forces de la Chrétienté contre les Sarrasins. Il a également incité Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste à entreprendre la troisième Croisade, à laquelle participa le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion, qui fut lancée après sa mort par Grégoire VIII et fut un échec (mort de l'empereur Frédéric Barberousse).

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:36

CÉLESTIN III

Célestin III (Giacinto di Pietro di Bobone), né à Rome, connu d'abord sous le nom de cardinal Hyacinthe (diacre du titre de Sainte-Marie), pape du 14 avril 1191 à sa mort le 8 janvier 1198, fut élu à 85 ans. Il était membre de la célèbre famille Orsini.

Il sacra l'empereur Henri VI du Saint-Empire, avec l'impératrice Constance de Hauteville, ce qui ne l'empêcha pas d'excommunier ce prince en 1194, parce qu'il retenait prisonnier Richard au retour de la croisade. Il condamna le divorce de Philippe-Auguste, donna la Sicile à Frédéric II du Saint-Empire, fils de Henri, à condition qu'il payât tribut au Saint-Siège, fit prêcher des croisades, et approuva la création de l'Ordre Teutonique dont le rôle le plus important était de défendre les pélerins en Terre Sainte.

Il fut enterré dans la basilique Saint-Jean-de-Latran.

« De rure bovensi » dans la prophétie de Saint Malachie. Il reste de lui 17 lettres dans les Epistolae Romanorum Pontificum de Pierre Coustant.

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:39

INNOCENT III

Lotario Conti (Gavignano, 1160–Pérouse, 1216), élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III — «Comes signatus» dans la prophétie de Saint Malachie.

Lotario est issu par son père, Trasimond, de la puissante famille des Conti, comtes de Segni, descendents de la Gens Anicia et des comtes de Tuscolo, qui avaient donné à l'Eglise beaucoup des papes, et par sa mère de la noblesse romaine. Il étudie d'abord à Rome puis à Paris, où il reçoit l'enseignement de Pierre de Corbeil en même temps qu'Étienne Langton et Robert de Courson, qu'il élevera plus tard à la dignité de cardinal. Il effectue ensuite un bref passage par Bologne, où il est l'élève du canoniste Uguccio de Pise, qui lui inspirera un programme politique, la théocratie pontificale. En 1186, il retourne à Rome, où Grégoire VIII l'ordonne sous-diacre. Clément III, son oncle, le nomme en 1190 cardinal-diacre des Saints-Serge-et-Bacchus. C'est à cette époque qu'il rédige le traité De la misère de la condition humaine, le De Miseria Condicionis Humane. À la mort de Célestin III, il est élu, à l'âge de 37 ans en 1198, contre l'avis de son prédécesseur Célestin III qui avait avancé le nom de Jean Colonna.

Lotario est issu par son père, Trasimond, de la puissante famille des Conti, comtes de Segni, descendents de la Gens Anicia et des comtes de Tuscolo, qui avaient donné à l'Eglise beaucoup des papes, et par sa mère de la noblesse romaine. Il étudie d'abord à Rome puis à Paris, où il reçoit l'enseignement de Pierre de Corbeil en même temps qu'Étienne Langton et Robert de Courson, qu'il élevera plus tard à la dignité de cardinal. Il effectue ensuite un bref passage par Bologne, où il est l'élève du canoniste Uguccio de Pise, qui lui inspirera un programme politique, la théocratie pontificale. En 1186, il retourne à Rome, où Grégoire VIII l'ordonne sous-diacre. Clément III, son oncle, le nomme en 1190 cardinal-diacre des Saints-Serge-et-Bacchus. C'est à cette époque qu'il rédige le traité De la misère de la condition humaine, le De Miseria Condicionis Humane. À la mort de Célestin III, il est élu, à l'âge de 37 ans en 1198, contre l'avis de son prédécesseur Célestin III qui avait avancé le nom de Jean Colonna.

Innocent III développe une importante administration ecclésiastique et fait progresser la fiscalité pontificale. Il encourage la conquête et la christianisation des régions d’Occident restées aux mains des Infidèles (Espagne) ou des païens (Prusse). Il établit son autorité temporelle sur Rome (un sénateur unique remplace les organismes municipaux) et accroît les États de l’Église du duché de Spolète et de la marche d’Ancône. Tuteur du jeune roi de Sicile Frédéric Roger (Frédéric II), il obtient la réduction des pouvoirs régaliens sur l’Église de Sicile et la vassalité du prince pour son royaume.

Le pape Innocent III essaye d’interdire tout trafic avec les Sarrasins mais doit renoncer sous la pression de Venise. Il interdit l'usage de l'arbalète, mais n'est pas écouté. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux, qui sont parmi les premiers à porter la rouelle.

Il meurt en 1216. Il est inhumé d'abord à la cathédrale San Lorenzo de Pérouse. Ses restes, mêlés à ceux d'Urbain IV et Martin IV, sont transférés en 1891 à la basilique Saint-Jean de Latran.

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:42

HONORIUS III

Honorius III, né Cencio Savelli fut pape de 1216 à 1227. Il naquit à Rome à une date inconnue et y mourut le 18 mars 1227. Sa famille Savelli était nommée d'après la forteresse de Sabellum, près d'Albano. «Canonicus ex latere» dans la prophétie de Saint Malachie.
Il fut d'abord chanoine à l'église de Sainte-Marie-Majeure à Rome puis devint chambellan du Pape en 1188 et cardinal-diacre de Santa Lucia in Silice en 1193. Sous Clément III et Célestin III, il fut le trésorier de l'Église catholique.
En 1197, il devint un tuteur du futur empereur Frédéric II, qui avait été confié à la garde d'Innocent III par l'impératrice Constance.
Innocent III en fit un cardinal-prêtre le 13 mars 1198 et il devint plus tard cardinal de Saints-Pierre-et-Paul.

Le 18 juillet 1216, dix-neuf cardinaux se rassemblèrent à Pérouse, où venait de mourir Innocent III, pour élire son successeur. Cencio Savelli fut consacré le 24 juillet.
Il avait pour projets principaux de relancer la Cinquième croisade, commencée en vain par son prédécesseur, et la réforme de l'Église.

La Croisade avait été appelée par le concile du Latran IV de 1215 et Honorius III commença les préparatifs en 1217. Il leva une dîme exceptionnelle, le pape et chaque cardinal devant contribuer un dixième de plus pendant trois ans et les évêques un douzième de leurs revenus. Mais ces fonds restaient insuffisants.
Il fit couronner Pierre II de Courtenay (avril 1217) empereur de Constantinople. Le nouvel Empereur fut ensuite capturé et périt sans avoir pu avancer d'argent. Honorius attendait donc avec impatience le soutien de Frédéric II, qui avait juré de s'embarquer en 1217. En 1220, Frédéric II fut élu empereur et couronné à Rome, mais il continua à temporiser son expédition.
La campagne d'Égypte échoua avec la perte de Damiette (8 septembre 1221). Le roi André II de Hongrie et d'autres croisés allemands vinrent reprendre Damiette mais cette victoire ne dura pas.
Le 21 juin 1225 fut fixé comme date pour le départ de Frédéric II et Honorius III organisa son mariage avec Isabelle, héritière du Royaume de Jérusalem, pour lui donner enfin une incitation à partir. Frédéric signa ensuite le traité de San Germano en juillet 1225 pour obtenir un nouveau report de deux ans.
Honorius III mourut le 18 mars 1227 sans avoir vu ses projets de croisade menés à bien. C'est son successeur Grégoire IX qui devait s'occuper de sa réalisation.
En revanche, Honorius III soutint la Croisade des Albigeois qui avait lieu dans le sud de la France. Il confirma Simon IV de Montfort dans sa conquête des territoires de Raymond VI de Toulouse et fit en sorte d'obtenir l'aide du roi de France Louis VIII, à qui il accorda d'assiéger et de prendre Avignon, malgré les protestations de Frédéric II qui la considérait comme une ville impériale.

Honoré donna la sanction pontificale aux dominicains en 1216 et aux franciscains en 1223. Il approuva la Règle de Dominique de Guzmán dans sa bulle Religiosam vitam, datée du 22 décembre 1216, et celle de François d'Assise dans sa bulle Solet annuere du 29 novembre 1223. Il approuva les Carmélites par sa bulle du 30 janvier 1226, Ut vivendi normam et la congrégation religieuse du «Val des Écoliers» (Vallis scholarium), fondée par quatre professeurs de théologie de l'Université de Paris.
Il accorda des privilèges aux Universités de Paris et de Bologne, les deux plus grands centres d'études à cette époque. Il ordonna dans sa bulle Super specula Domini de soutenir des étudiants en théologie dans chaque diocèse.

Les plus importants des écrits de cet ancien Trésorier de l'Église pour les historiens sont le Liber censuum Romanæ ecclesiæ, qui donne une liste de tous les revenus et propriétés du Saint-Siège, toutes les donations, les privilèges et les contrats avec les villes et les souverains. Le registre fut commencé sous Clément III et achevé en 1192 sous Célestin III. Le manuscrit original est toujours au Vatican (Vaticanus, 8486).
Honoré écrivit aussi une vie de Célestin III, une vie de Grégoire VII, un Ordo Romanus, qui décrit le cérémonial et les rites pour diverses occasions et 34 sermons.

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Lun 11 Fév - 10:45

GRÉGOIRE IX

Grégoire IX, né Ugolino de Anagni (vers 1145–22 août, 1241), «Avis Ostiensis» dans la prophétie de Saint Malachie. pape de 1227 à 1241, successeur d'Honorius III, il hérita des traditions de Grégoire VII et de son cousin Innocent III.

Grégoire IX, puis Innocent IV reprennent les théories théocratiques d’Innocent III, son cousin, justifiant la souveraineté absolue du pape par la fausse donation de Constantin, le transfert du pouvoir impérial d’Orient vers l’Occident, la consécration par laquelle seul le pape fait l’empereur, la théorie des deux glaives montrant que le souverain pontife dispense le pouvoir temporel.

L'un des premiers actes de son pontificat fut de suspendre l'Empereur Frédéric II, pour son retard à entreprendre la Sixième croisade. La suspension fut suivie par l'excommunication et des menaces de déposition après que Frédéric II se fut plaint de ce traitement auprès des autres souverains. L'Empereur tenta une invasion des États pontificaux en 1228 mais elle échoua et il fut contraint d'implorer l'absolution et la levée de l'excommunication.

Le 13 avril 1231, Grégoire IX publia la bulle papale Parens Scientiarum Universitas, qui venait conférer les privilèges ainsi que les interdits concernant les universitaires.

Les Romains se soulevèrent après cette période contre le pape et il dut s'exiler à Anagni et demander l'aide de Frédéric II contre les citoyens de la Ville éternelle en 1232.

Les hostilités entre l'Empereur et le pape reprirent ensuite et le Pape renouvela une excommunication en 1239, ce qui déclencha une nouvelle guerre dont Grégoire IX ne vit pas la fin puisqu'il mourut le 22 août 1241.

Le pape, qui avait été un avocat érudit, fit réunir en 1234 la Nova Compilatio Decretalium. C'est lui qui organisa la canonisation de Sainte Élisabeth de Hongrie, Dominique de Guzmán, Antoine de Padoue, et François d'Assise, qu'il avait personnellement connu. Il institua la Sainte Inquisition.

Il fut en conflit aussi avec le roi Henri III d'Angleterre et ses conflits avec le roi de France Louis IX auraient poussé le roi à écrire la Pragmatique Sanction (mais on estime que ce texte serait bien plus tardif ou qu'il serait même en fait un faux du XIVe siècle).

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Ven 15 Fév - 13:18

Bon, j'avoue ne pas avoir tout lu..... :oops:

Mais je voulais savoir si vous aviez des info sur les enfants abandonnés et adoptés par l'église (ou autre d'ailleurs) ?
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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Ven 15 Fév - 22:21

Voici ce que j'ai déjà pu trouvé pour répondre, en partie, à ta question Oanell :

L'essor des villes, entre le XIe et le XIIIe siècle, assure un bon niveau de vie à ses habitants. Mais, malgré quelques décennies glorieuses, juste après la Peste noire (1348) et jusque dans les années 1460, la pauvreté s'accroît. Les pauvres constituent alors plus de la moitié de la population de villes françaises comme Dijon (sans compter les mendiants) et près de 80 % de celle de villes allemandes comme Augsbourg. Cette augmentation conduit à redouter et à rejeter les pauvres, auparavant bien intégrés, mais devenus trop nombreux. On considère désormais qu'il existe de "mauvais pauvres", ceux qui ne travaillent pas, si bien que la charité se porte davantage sur les enfants, estimés innocents, que sur leurs parents, jugés premiers coupables de leur état, surtout s'ils sont valides.

Les enfants souffrent en effet des malheurs du temps, épidémies, vagues de froid, sans oublier le chômage endémique qui réduit les familles à la famine. Au XIVe siècle, avec la Peste noire, les orphelins s'étaient multipliés ; au XVe siècle, ce sont les enfants sans-abri qui attirent la compassion des bourgeois. Dans les périodes de crise, la malnutrition entraîne une surmortalité infantile et des abandons en plus grand nombre. Le Journal du Bourgeois de Paris, écrit entre 1405 et 1449, porte témoignage de l'existence difficile des petits Parisiens de cette période : les enfants dorment entassés par dizaines sur les tas de fumier, qui dégagent un peu de chaleur, en pleurant et en criant : "Hélas, je meurs de faim"…

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MessageSujet: Re: L'Église et la Papauté de 1180 à 1230   Aujourd'hui à 22:18

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