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 Musiques du XII et XIIIèmes

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Raimon-Roger TRENCAVEL
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MessageSujet: Musiques du XII et XIIIèmes   Sam 23 Fév - 14:30




La musique médiévale


La musique du 4ème au 14ème siècle

Le Moyen Age rompt l'équilibre ancien. La musique répudie le geste et aspire à n'étre que la voix de l'âme et l'interprète du sentiment religieux. Après avoir utilisé les lettres de l'alphabet comme notes de musique, (encore utilisé de nos jours dans les pays Anglo-Saxons), le moine Guy d'Arezzo au XIéme siècle donna le nom des premières syllabes de l'hymne de St Jean Baptiste. "UT queant laxis, REsonaré fibris, MIra gestorum, FAmuli tuorum, SOLve poluti, LAbii reatum, sancte johannes".
Au début du Moyen Age, en dehors de l'église, la musique courante était le lot des jongleurs ambulants qui distrayaient les paysans, les nobles et les bourgeois avec leurs chansons, leurs danses, leurs acrobaties.

Le chant Grégorien, ou plein-chant, est la langue de la prière. Elle est monodique et ne comporte pas d'accompagnement. Cependant, ce chant manifeste déjà un commencement d'indépendance par le début (intonation) et la fin (la cadence) de la phrase de plein-chant, qui n'est pas lié aux paroles. Il se manifeste aussi par l'apparition des vocalises sur une même syllabe pour accentuer un sentiment ou une idée.
Le rythme, formé de simples alternances de "longues"et de "brèves"(blanches et noires aujourd'hui) est sans idée de proportions précises et moins riche que celui de la Grèce. La mélodie, également plus pauvre que celle de la Grèce, en dérive directement. Elle n'admet que le genre diatonique excluant le chromatisme comme incompatible avec le caractère grave et fort du plein-chant.
C'est avec la polyphonie que la composition commença à devenir une activité spécifique. Elle est la superposition des voix par opposition au chant monodique. La première période de la polyphonie connut son apogée vers les XIIéme et XIIIéme siècle avec l'école de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les plus grands parmi eux furent: Léonin et Pérotin vers 1180-1236.
Les principales formes étaient le motet et le conduit. Le motet est construit à partir d'un chant fermé (cantus firmus) liturgique. La teneur (ténor plus tard), voix principale peut être vocale ou instrumentale. Elle évoluera accompagné de chants polyphoniques avec des textes indépendants et des rythmes variés.
Des les premières années du XIVéme siècle, un renouvellement du langage musicale apparaît : c'est l'Ars Nova. Certains disciples d'une nouvelle école, mettent leur attention à mesurer les temps et s'appliquent par des notes nouvelles, à exprimer des airs, coupent des mélodies, sans repos, enivrent les oreilles, et ne guérissent point les âmes. Cette émancipation de l'écriture musicale est surtout l'oeuvre de Philipe de Vitry et de Guillaume de Machaut.

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